Message de Pâques 2019 de Mgr de Romanet

Pâques : Message de Mgr de Romanet aux aumôniers militaires

  • PMI

Homélie du 19 mai 2017 Messe d’ouverture du 59ème PMI

lourdes 59 pmi images« Si quelqu’un m’aime… Celui qui ne m’aime pas… Si vous m’aimiez… » Jn 14 (évangile du jour)

 

Nous sommes au dernier repas du dernier soir : par trois fois le Christ interpelle ses disciples sur l’amour qu’ils ont pour lui.  Après sa résurrection, au bord du lac de Galilée, il interroge Pierre par trois fois : « Pierre, m’aimes-tu ? » (Jn 21)

 

Terrible question que nous pouvons nous poser : Aimons-nous le Christ ? Il aime tendrement chacun de nous. Mais la réciproque est-elle vraie ? Entendons-bien cette question roulant dans nos esprits : comme Pierre, nous Le suivons sur les routes de la vie. Comme Pierre, nous croyons en sa Seigneurie.  Alors comme Pierre, nous  sommes interrogés par Jésus : m’aimes-tu ?

 

  • La foi en lui jusqu’à l’amour pour Lui.

 

Lorsque nous avons été baptisés ou parce que nous l’avons rencontré, la foi est née en nous. La foi est une connaissance même si elle est une connaissance donnée. Or nous pouvons connaître sans aimer. Nous pouvons suivre un homme parce qu’il nous inspire confiance. Ainsi dans le commandement ou dans l’expertise. Mais sans pour autant l’aimer. De la même façon, nous pouvons par la foi connaître le Christ sans élan pour lui, sans ressentir une réelle émotion pour lui. Car si l’amour ne s’arrête pas à l’émotion, il ne l’élimine pas : tendresse sympathie, douceur, attachement, désir… une multitude de sentiments et d’émotions accompagnent l’amour. En cas contraire, nous éprouvons bien un intérêt pour une personne mais sans l’aimer encore.

 

Aimer présuppose une certaine connaissance de l’autre. Mais souvent l’amour déborde rapidement cette connaissance. La connaissance de l’autre prend son temps et parfois une existence tout entière ne suffit pas à percer les secrets du cœur. Mais l’amour va plus vite et il va plus loin que la connaissance. Sur un champ de bataille, on peut donner sa vie pour un camarade sans bien le connaître. Dans le champ de la famille, on aime sans étudier l’autre sous toutes ses coutures.

 

Cette différence entre connaître et aimer renouvelle la question du Christ : « tu crois vraiment en moi, je n’en doute pas, mais m’aimes-tu vraiment ? »

 

  • Aimer l’Invisible.

 

Une grande difficulté pour aimer le Christ tient à ce que nous ne le voyons pas. Notre connaissance par la foi n’est pas une vision par les yeux. Tout se complique : connaître n’est pas aimer. Mais, en plus, dans la foi, cette connaissance ne nous donne pas de voir le Christ ! Comment pourrions-nous l’aimer si nous ne le voyons pas ?

 

Revenons à cette vérité : l’invisible n’est pas l’irréel. Ni l’inefficace. Ni l’inimaginable. L’invisible traverse nos vies et il laisse ses effets visibles. Au point que nous pourrions avancer la formule : l’invisible, c’est l’essentiel pour le cœur. Pensons à l’amour de notre épouse, invisible mais bien réel.

 

De plus, si Jésus est aujourd’hui pour nous retenu dans le filet de l’invisible, il s’était montré aux disciples qui en ont témoigné. Cette mémoire vivante s’est gardée et elle traverse les siècles. Cet Invisible divin a bouleversé des vies humaines avant la nôtre et nous pouvons nous fier à ces témoins de l’histoire sainte.

A défaut de le voir, pour aimer l’Invisible divin, nous avons à reconnaître ses signes. Car il signe son action. Il laisse des traces visibles. Et il donne de les voir et de les lire. Qui serait-il pour exiger de voir des signes si nous étions aveugles ? Qui serait-Il pour réclamer de les comprendre s’ils sont en une langue inconnue ? Mais la capacité de voir ne sert de rien si nous n’ouvrons pas les yeux. Pour reconnaître les signes de l’Invisible divin, nous avons à emprunter l’attitude du chasseur. Il avance le pas tendu par le regard,  rien ne le détourne de sa recherche de la trace laissée par le gibier. Guettons, quêtons les signes du Christ invisible.

 

  • Les signes de l’Invisible divin pour aimer le Christ.

 

Deux sortes de signes nous pressent d’aimer le Christ comme notre meilleur ami, comme notre seul Sauveur.

 

Avant tout, il y a le grand signe adressé à tous. Le signe de sa grande geste d’amour pour nous. Saint Paul n’a pas croisé le Christ dans sa marche en Galilée. Il l’a rencontré sur son chemin de Damas. Il s’écrie quand même : « Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu  qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Ga 2, 20) La mémoire de l’Eglise est encore fraîche. Tout le monde parle encore de ce sacrifice d’amour un sombre après-midi à Jérusalem. Les chrétiens acceptent de tout souffrir car ils l’ont vu tout subir pour eux. Et le souvenir de cet amour déchire leur cœur. A chaque fois que cette mémoire nous fait défaut, notre foi, bien réelle malgré tout, devient froide. Les premiers pères l’ont bien compris : ils nous laissent le signe de la croix et nous pressent de faire mémoire souvent et longuement de la Passion du Christ. C’est ainsi que, dès les premiers siècles, le Vendredi saint nous exposons et nous adorons la Croix après avoir entendu le récit de la Passion. C’est ainsi qu’on revisite cette contemplation avec le chemin de croix et ses quatorze stations. Pas à pas, le disciple s’immerge dans cette réalité qui le touche au cœur : il s’est livré pour moi !

 

Puis il y a les signes, au pluriel, adressés à chacun. Ces signes s’inscrivent dans notre existence et l’émaillent d’une joie singulière.

 

Cette joie est le meilleur indicateur de l’amour du Christ pour nous. Elle ne sonne pas comme les autres joies souvent détachées de toute souffrance. Celle-ci inscrit un vrai bonheur mais un bonheur issu du don de soi. Un bonheur partagé de blessures et d’inquiétudes. Un bonheur mâtiné d’angoisses. Un bonheur mélangé de tension et de sacrifice.

 

Voyez cet homme qui accepte de mourir pour son frère : comment son frère pourrait ne pas en tirer de la tristesse ? Mais en même temps, il retient le geste d’amour. Il découvre la valeur qu’il a puisque un autre accepte de mourir pour lui. C’est là un acte ultime et rare, sauf en temps de guerre. Mais notre existence nous offre des expériences semblables en lesquelles nous reconnaissons le miracle d’un Amour éternel :

 

Cette joie tenace en nous que rien ne fait tomber alors que les menaces rôdent tout autour pour nous l’arracher. D’où vient-elle ? Cet amour d’un frère capable de perdre pour nous quelque chose de lui-même. D’où vient-il ? Cette capacité à revenir à la vie alors que tout semble briser nos rêves, nos familles, nos entreprises ? D’où vient-elle ? Ces témoins de Dieu laissant tout pour suivre le Christ dans un monastère ou une mission ? D’où viennent leurs élans ?

 

Conclusion :

 

Pouvons-nous mesurer notre amour réel pour le Christ ? Existe-t-il et si oui à quel degré ? Revenons à notre cœur car c’est l’ardeur de notre cœur qui révèle l’amour que nous avons pour le Christ.

 

Et cette ardeur intérieure s’exprime immanquablement dans la ferveur. La ferveur de la foi : une foi qui ne se pose pas de question. Qui se lève plus tôt le matin pour aller prier. Qui ne renâcle pas devant les efforts. Qui libère l’intensité de la grâce. Vraiment une église sans ferveur, c’est un christianisme sans ardeur. Il brûle mais n’éclaire pas. Il brûle mais ne réchauffe pas.

 

Implorons l’amour pour le Christ.

 

Demandons cette ferveur pour nous et nos communautés.

Luc Ravel

Archevêque de Strasbourg

et Administrateur apostolique du diocèse aux Armées

 

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Les Services du PMI

PENDANT LE P.M.I., VOUS POUVEZ RENCONTRER : 

L'ÉQUIPE TECHNIQUE

Composée d'une trentaine de sous-officiers bénévoles, l'équipe technique se dépense jour et nuit pendant le pèlerinage pour assurer le soutien technique des cérémonies afin de mettre en valeur le message pastoral. Elle crée et met en place les éclairages, la sonorisation, les décorations.. Toujours au service de la liturgie préparée par les responsables des cérémonies. Des projecteurs lumières en supplément de ceux existant à la basilique Saint Pie X, des ensembles de sonorisation et de vidéo en collaboration avec les Sanctuaires, les entreprises de location et l'ECPAD, des dizaines de banderoles, autant de drapeaux que de pays présents, les sièges pour les musiques, les moyens de sécurité pour les installations… sont déployés sur plusieurs sites à la fois. L'installation et le démontage de ces moyens se font surtout la nuit. Des hommes et des femmes, qui s'activent pendant que les pèlerins se rassemblent pour prier mais qui vivent cependant pleinement le pèlerinage en se réservant chaque jour, en équipe, des moments de prière. 

Responsable : CNE Gilles LETOUMELIN 

 

Le Service d'Encadrement du PMI (SE-PMI)

Commandé par un officier de gendarmerie, il est composé de 250 militaires issus de 6 pays : France, Allemagne, Autriche, Croatie, Espagne et Italie.
Le « service d'encadrement du PMI » (SE-PMI) existe, en sa configuration actuelle, depuis 2006.

Le SE-PMI a pour mission mission de sécuriser les cérémonies internationales du pèlerinage militaire de Lourdes qui rassemble entre 13000 à 15000 pèlerins militaires, mais également il assure la gestion des milliers de pèlerins extérieurs au PMI qui assistent aux diverses cérémonies.
Les militaires du SE-PMI sont chargés de contrôler strictement les accès des cérémonies, de canaliser les pèlerins, de favoriser leur placement dans les zones qui leur sont dévolues, de permettre le passage aisé des divers acteurs des cérémonies, d'organiser l'arrivée en ordre des drapeaux et leurs gardes ainsi que des musiques nationales, de permettre l'accès des secours ou l'évacuation des malades, de détecter tout perturbateur potentiel et d'empêcher tout débordement ou atteinte à l'intégrité physique des pèlerins. Ils concentre également leurs efforts sur une gestion permanente et sécurisée des diverses autorités civiles, religieuses et militaires présentes aux cérémonies dont la plupart des chefs d'état-major des pays présents. En cette période de Vigipirate Rouge et d'état d'urgence, son action est d'autant plus primordiale que ces missions sont assurées avec toute la rigueur et l'efficacité militaire nécessaires mais également avec diplomatie et sourire, avec le souci constant d'aider et d'être au service des pèlerins.

Parmi des 250 militaires se trouvent des personnels d'active des armées Terre, Air et Mer, mais aussi de la gendarmerie ou leurs homologues carabiniers, policiers militaires croates ou gardes civiles espagnols, ainsi que, chaque année, une compagnie d'élèves gendarmes-adjoints de l'école de Tulle (Lire l'article ). Le SE-PMI est directement rattaché à la DIRPMI.
Pour faciliter la cohésion et l'accomplissement des missions, ils sont tous logés dans le même hôtel. La présence régulière d'un aumônier parmi eux est une invitation bien réelle à une rencontre spirituelle ou au moins à une discussion sur la place de Dieu, de l'Église, de l'autre dans nos vies. Prendre part au SE-PMI, c'est entrer dans les pas de Saint Martin, cet officier romain qui, marchant sur les pas de Jésus, donna son manteau au pauvre. Aujourd'hui, à son image, donnez votre temps pour que les pélerins puissent prier en toute sécurité dans les Sanctuaires de Lourdes.

Responsable : colonel Francis FERRE

 

Service Encadrement©DR

 

LA CHORALE INTERNATIONALE

chorale-internationaleL'objectif de la chorale est de favoriser la prière par la participation active de tous, venant d'horizons et de pays bien divers. Le chœur s'ouvre donc aux langues étrangères, en particulier les sept langues officielles du P.M.I. avec l'ouverture aux solistes des différents pays. La majorité des chants de la Messe internationale du dimanche sont chantés en polyphonie.  La chorale est composée d'une soixantaine de choristes.
 

Coordinateur Musique et Chorale : Aum Samuel MARQUET  

 

LES RESPONSABLES DU P.M.I.

Président : Monseigneur Antoine de ROMANET 

Directeur : Père Arnault BERRONE

Secrétaire Général : Colonel (R) Guillaume de JERPHANION

 

Trésorier : Commissaire général (2s) Jean-François ERMENEUX

Secrétariat du PMI

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le 59ème Pèlerinage Militaire International

affiche 59ème pmi del franceA retenir 60ème PMI les 18,19 et 20 mai 2018

59ème PMI : DONA NOBIS PACEM 

du 19 au 21 mai 2017,
  à Lourdes avec les militaires de 40 nations

Homélie Messe ouverture France vendredi 19 mai 2017
Homélie de l'Initiation chrétienne samedi 20 mai 2017
Homélie de la messe internationale Dimanche 21 mai 2017 

Programme délégation France59 PMI 2017 insigne international du pmi

Programme International 

Programme France , Hnda et International du 59ème PMI

Charte du PMI promulguée le 1er mars 2017
Pays participants au 59ème PMI
player tvlourdes Message de Mgr Ravel pour le 59° PMI
Message du Saint-Père pour le 59° PMI

affiche de la délégation FRANCE au 59° PMI
Livret du Pèlerin délégation France
insigne métallique du 59ème PMI

- Dossier de Presse - Communiqué de Presse

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le DVD du 58ème PMI à Lourdes est disponible

bon de commande dvd pmi2016KTO tv vous propose de commander le DVD de la messe internationale du 58ème Pèlerinage militaire international et reportage sur le PMI.

Vous trouverez en cliquant sur le bon de commande la version pdf à imprimer et compléter.

Règlement par chèque (19,90 €) à l’ordre de KTO. À renvoyer à l’adresse suivante :

KTO Service DVD, 13 rue du 19 mars 1962, 92240 Malakoff

 

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Messe de l’initiation chrétienne - samedi 21 mai 2016

mgr ravel baptemes confirmations 2015La gloire de mon Père

Cette belle parabole de la vigne insiste sur le rapport entre les sarments et le cep, entre les disciples et Jésus. Cette relation d’intégration est au cœur de tout sacrement. Elle implique en fait deux liens. Mais ces deux liens restent sans évidence et sans force s’il n’y a pas la présence du Vigneron. Voyons cela.

1. Entre le Christ et ses disciples, il y a d’abord un lien d’insertion.

Le premier lien est un lien physique réalisé par le baptême, consolidé par la confirmation, épanoui par l’Eucharistie. Le baptême nous insère dans le Christ. Qu’il soit nécessaire de créer cette insertion va de soi selon la certitude de foi : tant que la branche n’est pas physiquement greffée sur le tronc, elle ne vit que de sa vie, elle ne vit pas de celle du cep. Pour la foi, ce lien s’impose comme une évidence.

Mais, l’humanisme athée et la mentalité moderne en contestent la nécessité. Au fond, toute la pensée contemporaine s’organise autour d’une protestation contre la nécessité de ce lien. Elle projette une question virulente : pourquoi vivre de la vie d’un autre, pourquoi porter du fruit désincarné ? Ne serais-je pas suffisamment responsable, autonome pour dépendre d’un autre, fût-il Dieu ? Pourquoi ne pas porter les fruits visibles de son humanité ?

« Que l’homme se libère de Dieu ! Qu’il prenne son envol ! Qu’il cesse de travailler pour un autre ! Qu’il s’installe à son compte ! Loin de nous, ces chrétiens qui, occupés à sauver le monde, négligent les bases de leur humanité, les formes concrètes de la solidarité ! Qu’ils ne se déchargent pas sur Dieu, s’Il existe, des résultats qu’on attend d’eux, qui existent ! »

Ainsi parle le monde et nous devons l’entendre.

Cette contestation du monde est très actuelle : la preuve en est qu’on hésite à faire baptiser ses enfants au motif qu’ils choisiront plus tard. On oublie qu’ils peuvent porter du fruit divin, avant même l’âge de raison. Que répondre ?

2. Entre le Christ et ses disciples, il y a aussi un lien de vitalité.

L’insertion ne suffit pas. Pour qu’il y ait intégration réelle, il faut aussi que la sève passe du cep au sarment. En cas contraire, le sarment ne porte pas de fruit, il sèche, meurt, on le coupe. Au lien physique d’insertion, par le baptême, s’ajoute le lien de vitalité, une liaison de sève, une connexion d’influx, une circulation de sang. Par les canaux ouverts, passe la grâce.

Le premier lien se voit facilement : la branche est-elle en continuité corporelle avec le cep ? A-t-il été baptisé ? Le second se voit plus difficilement, à la longue, quand vient le printemps. Il ne se discerne qu’à la montée de sève quand elle pousse la fleur hors de l’écorce, la feuille et le fruit hors de la fleur.

Là encore, l’image est évidente pour l’homme de foi. Mais, là comme avant, le monde moderne emboîte le pas aux électeurs du seul mérite. Il ne s’en laisse pas compter :  

« A quoi bon la grâce ? L’homme est Dieu par lui-même. Tout autre dieu l’efface. La liberté mûrit au soleil de l’effort grâce la culture. Attendre de la grâce un surcroît d’énergie paralyse en face d’un monde qui requiert une volonté de puissance. Souplesse, force, prudence, voilà les grandes forces au service de la justice ! La grâce offre l’ivresse des pauvres, l’addiction aux faibles. L’appel à la grâce cautionne le ridicule, la passivité et surtout l’humilité, ce garde-fou des esclaves. »

Ainsi parle le monde et nous devons l’entendre.

Ne nous croyons pas éloignés de cette contestation de la sève, de la grâce. Tant de fois nous en avons douté parce qu’elle nous a semblé faire défaut : échec, maladie, mort forment une citadelle résistante à la grâce. Qui s’appuie réellement sur la grâce pour établir un monde nouveau ici et maintenant ?

3. Derrière le rapport entre le Christ et ses disciples, il y a la gloire du Père.

Le seul rapport entre le Christ et ses disciples soulève donc ces deux contestations. Il ne peut y répondre seul. Il oublie l’élément décisif sans lequel le discours du Christ tourne à vide. Grâce à cet élément, nous pouvons répondre de façon raisonnée aux deux questions soulevées par le monde sur le lien de l’être et le lien de la grâce. Ce chaînon manquant, c’est le Père ! On ne peut vivre un sacrement sans penser à Lui.

En décrivant sa vie et celle des disciples, Jésus parle sans cesse du Père. Le Père plante, émonde, nettoie, brûle, commande. Le Père aime. La vigne tout entière, cep et sarments, ne s’explique que par le vigneron.

« A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : Je suis la vraie vigne et mon Père est la vigneron. Tout sarment qui est en moi mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui donne du fruit, mon Père le nettoie, pour qu’il en donne davantage. La gloire de mon Père c’est que vous donniez beaucoup de fruit. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. J’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. »

Seul le Père justifie cette greffe et cette sève. Pourquoi ?

On pense d’abord à la vigilance du Vigneron. Le Père s’occupe de chacun de nous. Il est le Père de tous : chaque homme sur cette terre et au ciel peut l’appeler Père. Père toujours fidèle, Il ne néglige aucune vie, aucune journée de cette vie, aucun moment de cette journée de cette vie. Tout cela est vrai. Mais, avec cela, nous ne sommes pas plus avancés pour autant : le Père ne s’occupe pas davantage de nous, baptisés, que des autres non-baptisés. Il ne s’intéresse pas moins aux autres, aux petites fleurs sauvages. Qu’on se le dise : nous ne sommes pas greffés sur le Christ pour avoir des faveurs refusées aux autres, quelques avantages ou quelques primes supplémentaires.

La vraie raison est la suivante : le Vigneron nous appelle à une vie complètement nouvelle. Il ne nous donne pas les sacrements pour faire mieux ce que d’autres font bien. La sève divine n’est pas un additif à notre vie habituelle. Elle nous métamorphose totalement de l’intérieur pour faire du divin sur terre.

Dans le silence de lentes germinations, les sacrements travaillent. Grâce à eux, tout en nous se met en place autrement : Dieu dispose en nous de nos forces, de nos membres, de nos facultés pour les réorganiser selon un autre ordre. L’homme baptisé s’éveille à lui-même configuré autrement afin de porter du fruit selon le cœur du Père. Le père élabore en nous un ordre nouveau en phase avec l’Eternité, avec ce qui est de l’autre côté du temps.

Sans l’Eternité, rien de vaut vraiment : rien ne dissipe durablement cette impression d’ennui qui germe et passe dans toute conscience éveillée. Quand l’esprit s’éveille, quand l’homme charnel devient homme spirituel, tout lui paraît volatil, transitoire, évanescent, avec la question terrible : « à quoi bon faire ceci ou cela puisque ceci ou cela passe ? » Le temps se saisit de tout et l’homme devenu spirituel perçoit sa trace tragique en toutes choses. Le temps met sa marque de mort sur toute vie. Il efface les chefs-d’œuvre les plus sublimes.

Le logiciel du Père, qui façonne l’homme autrement, se nomme Espérance (elle fait du ciel notre demeure, c’est le Logis-Ciel). Elle seule nous met en correspondance ici-bas avec l’Eternité. « Maintenant et à jamais », disons-nous, « maintenant et pour les siècles des siècles ». Elle est une capacité d’agir pour l’Eternité depuis le temps. Inversement, elle donne à l’Eternité de s’infiltrer dans le temps. Elle nous fait vivre de l’Eternel maintenant. C’est l’antenne parabolique permettant de recevoir l’Eternité en direct. Une sorte de porte ouverte dans l’espace-temps par laquelle se glisse ce qui n’est ni du temps ni de l’espace.

A cette lumière du Père qui nous configure par l’Espérance, nous pouvons répondre aux grandes interpellations du monde. Mettons notre espoir dans l’Espérance. Espérons l’Espérance.

+ Luc Ravel

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Messe d’ouverture du PMI 2016 - Vendredi 20 mai 2016


Mgr Luc Ravel 57 pmi 15 05 2015Faire prier : une œuvre de miséricorde spirituelle à l’égard des malades.

Deux hommes souffrent atrocement. Dans la 1ère lecture, Job, abandonné de tous. Son corps est une plaie vive, il est écrasé de douleur. Dans l’évangile, le serviteur du centurion. Son maître explique à Jésus : « Mon serviteur est couché à la maison, paralysé et il souffre terriblement. » Que dire, que faire devant une telle douleur ?

A côté des œuvres de miséricorde corporelles (visite, soin, guérison), émerge une grande œuvre de miséricorde spirituelle à l’égard des personnes qui souffrent : les faire crier vers Dieu. Mais cela ne se peut si nous, compagnon de son infortune, nous n’élargissons pas notre foi.

Je voudrais dégager cet enjeu pour l’ami qui souffre et ce défi pour l’ami qui accompagne.

  1. Partons d’un constat commun au malade et à l’ami : la souffrance ronge. Elle fait maudire la vie. Aucun des deux ne doit l’ignorer.

« Périssent le jour qui m’a vu naître et la nuit qui a déclaré : « un homme vient d’être conçu ! » » Le cri terrible de Job troue notre nuit de silence. Cette nuit enveloppe souvent le fardeau de la souffrance. Par pudeur, par discrétion, par faiblesse.

Si nous sommes de ceux que la souffrance a ignorés, ce cri nous fatigue. Nous le trouvons excessif. Nous le jugeons déplacé : la vie n’est-elle pas un don magnifique ? Elle s’impose comme une chance. Elle condamne ceux qui la vomissent.

En revanche, ce cri nous rejoint profondément si la souffrance nous a déjà touchés, cassés, brisés, broyés, pétris, exposés à tous pour, au final, nous cuire dans une fournaise irréversible. Au bout de la douleur, ce four implacable, dont on sort différent à jamais, c’est celui de l’incompréhension. Pourquoi moi, pourquoi lui, pourquoi ainsi, pourquoi cela ? A la souffrance brute se rajoute la perte de sens. A la peine de la souffrance s’additionne celle de l’absurdité. Double peine en quelque sorte. Job nous oblige à regarder la souffrance nette, non pas hors impôt mais avec la fiscalité du non-sens. Le « à quoi bon vivre » alourdit la facture d’une taxe sur la souffrance ajoutée. Ajoutée à notre humanité, bien entendu.

Le chrétien subit cette expérience comme les autres. Le cumul des peines le fait plier ni plus ni moins que l’incroyant. Les mêmes maux ont le même poids pour tous. Job déclare violemment son mal-être. Son cri libère le nôtre. Il nous délivre de croire que nous sommes des « minus » parce que nous ne supportons plus la souffrance. On sait que les saints souffrent autant que nous. Mais on nous a tant dit qu’ils portent admirablement leur souffrance que nous n’osons pas affirmer qu’elle nous écrase, qu’elle nous pousse jusqu’au désaveu de la vie.

Comme le Christ crie sur la Croix, Job crie. Il n’en peut plus. Du coup, il maudit la vie. Il existe un lien évident entre la souffrance et la vie. Seuls les vivants souffrent. Les morts se reposent en paix. Par ce fait, l’exaspération de Job tend à devenir un vœu personnel voire une loi collective : « laissez-moi mourir ! Donnez-leur la mort ! » Autrement dit : abrégeons les souffrances des moribonds. Evitons les souffrances aux difformes. Proposons la mort aux vieux en fin de vie, imposons-la aux enfants en début de vie. C’est la réponse donnée par le monde au cri de Job. Encore une fois : elle n’est pas sans fondement. Nous ne pouvons pas mépriser ce qu’elle assume : la lourde souffrance est intolérable.

Mais nous ne croyons pas qu’elle soit l’unique réponse vraiment humaine, qu’elle seule assume la compassion à l’égard du prochain. Nous ne pouvons pas taire ce qu’elle oublie. Elle oublie qu’un cri, quand il se retourne vers Dieu voire contre Lui, c’est encore une prière et, peut-être, la prière du pur amour.

  1. La  miséricorde spirituelle exercée par le compagnon : retourner les questions sur Dieu à Dieu Lui-même.

Au cri de Job, il existe une autre réponse pleine de tendresse. Elle entend bien la détresse de la douleur et la tristesse du non-sens, générées par la souffrance. Elle compatit à la douleur qui broie le corps et à l’absurdité qui brise l’esprit. Mais elle écoute la suite du discours :

« Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d’amertume… ? » « Pourquoi Dieu donne-t-il la vie à un homme dont la route est sans issue et qu’il enferme de toutes parts ? »

La foi ne peut se soustraire à ces questions. On peut les gommer un temps par des illusions dévotes. On peut repousser ces questions gênantes par un haussement d’épaules. En vérité, la vraie foi les regarde en face. Elle détecte en elles le mot « Dieu ». Ce mot sublime ne perd pas son sens parce qu’il est mélangé d’amertumes ou de provocations. Rien n’atténue son immensité. Tout le porte à dire l’Absolu. Ce mot frappe l’oreille de l’ami.

L’ami ne sait pas répondre à ces questions sur Dieu. Mais il entend le nom de « Dieu » et il sait que ce mot trahit une attente. Il ne s’arrête pas sur le défi ou l’amertume, le rejet ou le mépris qui transpirent ici. Il entend « Dieu » et il cherche à retourner vers Lui les questions qui sont posées sur Lui. Il accompagne son ami malade de sorte que ses questions sur Dieu se détournent en questions à Dieu : « Au lieu de m’interroger moi, simple mortel qui ne connaît pas les desseins de la providence, interroge Celui que tu nommes, qui peut tout, qui sait tout. Crie vers Lui ta question, sans retenue, sans faire de phrases. » Ce retournement de la question semble bien audacieux. Ose-t-on « engueuler » Dieu ? Se confronter violemment à Lui ? Oui, il y a une certaine audace, c’est celle de la foi.

En agissant ainsi, l’ami exerce une belle miséricorde spirituelle : il aide l’homme souffrant à se retourner vers Dieu. Quand cette question sur Dieu est retournée à Dieu, elle devient prière. Elle mûrit en prière pleine de sang, pleine de sève. Aussi encombrée soit-elle de défis, de rejets, de crises, d’injures, elle devient prière. « Pourquoi, Seigneur, m’as-tu laissé vivre ? Pourquoi me laisses-tu dans la souffrance ? » Nous pourrions inventer le mot « cri-ère », mélange du cri et de la prière. Une prière infiniment agissante car elle a sur elle le poids de la souffrance.

  1. La foi du compagnon rapproche le malade du Christ Sauveur : c’est la foi du centurion. A lui le cri vers Dieu, à nous la foi dans le Sauveur.

L’enjeu pour le malade est clair : accueillir le grand retournement de son cri en prière. Le défi pour l’ami n’est pas moins clair : approfondir sa foi dans le Sauveur.

S’il ne s’enfonce pas dans la foi, ce qu’il tente à l’égard du malade tourne mal. Sa présence et son action semblent artificielles, sans cœur, sans passion. Ses mots tombent à plat, sans force, au bord du ridicule. Ils deviennent une source d’agacement. Rien de pire que ces amis qui vous veulent du bien mais qui ne s’engagent pas eux-mêmes dans la foi. Au fond, l’ami n’entraîne le malade vers Dieu qu’avec l’énergie de sa foi personnelle dans le Christ sauveur.

Une conviction occupe son cœur : « Seigneur, tu regardes le mal et la souffrance, tu les prends dans ta main… tu entends le désir des pauvres, tu rassures leur cœur, tu les écoutes. » (Psaume 9, 14 ; 9, 17) Ce que l’homme souffrant ne sait plus, car la douleur obscurcit tout, l’homme fidèle le rumine dans son cœur. Il n’a pas à le rappeler à son frère malade. Il a simplement à s’en souvenir lui-même. A lui d’être à la hauteur du cri du malade par la hauteur de sa foi.

Ainsi agit le centurion de l’évangile : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » Il consonne à la souffrance terrible de l’autre. Au cri du souffrant, il joint une foi si forte qu’elle fait l’admiration de Jésus.

Aidons nos amis souffrants à tourner leur regard vers Dieu et dans le même temps, renouvelons complètement notre foi dans le Christ sauveur :

Malade, vise ce Dieu que tu interpelles. Par ton cri, ta prière donne vie.

Ami, fixe le Sauveur que tu réclames. Par ta foi, Sa parole sauve ton ami malade.

+ Luc Ravel

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Homélie de la messe internationale du PMI - Dimanche 22 mai 2016

visite mgr luc ravel eveque aux armeesSolennité de la sainte Trinité

La miséricorde divine dans le temps de la guerre.

Le monde continue sa marche folle vers la guerre. Rien ne soulage la pression de la guerre sur les peuples. On ne tourne pas facilement la page du terrorisme. La guerre nous tient. Elle nous meurtrit à la manière de jadis, par la conquête de villes, les batailles et les prises de guerre. Mais elle nous détruit aussi d’une façon nouvelle, sous une forme éparpillée, moins lisible.

Retrouvons la miséricorde de Dieu dans le temps de la guerre et la bonté de Dieu sur le champ de bataille. Il y a trop de violence sur cette terre pour que nous la laissions courir toute seule en traçant ses lignes de morts. Il faut bien aller à la guerre, y jeter sa force et ses compétences pour contenir, fracturer, dissiper peut-être la violence qu’elle propage. Telle est la vocation du militaire, de tout vrai militaire.

Au courage, le chrétien ajoute la calme certitude que Dieu ne lui manquera jamais. Ni avant, ni pendant, ni après la guerre. En aucune façon, nous ne devons penser comme les païens que Dieu s’occuperait seulement des bien-portants, des bien-pensants, des bienfaisants, des bienveillants, des bien-de-toutes-sortes qui font les leçons mais qui ne se salissent pas les mains. Au contraire, nous le croyons : rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Accueillons les quatre dons merveilleux de Dieu dans le temps de la guerre et sur le champ de bataille.

1. Dans les champs de la mort, Dieu plante son grand Amour. La guerre comporte de graves péchés. Léon XIII disait : « la guerre est un fléau. » (allocution aux cardinaux, 1899) Pour le chrétien, la guerre brasse des haines incontrôlées, des injustices lamentables. Mais c’est une loi divine : là où le péché abonde, la grâce surabonde.

En 1964, à l’ONU, Paul VI s’écriait : « plus jamais la guerre ! ». Mais ce rêve de Paix ne laisse pas le chrétien inerte devant la violence ou désespéré dans la guerre. Les fléaux ne l’impressionnent pas. Pour une raison qui ne tient pas à des qualités particulières mais à ceci : Dieu donne un grand pouvoir à ses fils. Le pouvoir d’aimer en toutes circonstances : « puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rm 5, 5) Dieu fait au soldat le don d’un Amour inoxydable, que rien n’attaque et que personne n’arrache.

En ces lieux de l’histoire où il est pris dans des forces démesurées, qui le brassent et l’emportent, l’homme a besoin d’une Force d’un autre monde. Il a besoin d’une fraternité indépendante des circonstances. Cet amour existe. Il naît à sa façon, ni d’une rencontre humaine, ni d’une émotion ressentie mais d’un appel à l’Esprit saint.

2. Dans la guerre, l’Esprit souffle une liberté nouvelle. Cette liberté de l’Esprit est plus que jamais nécessaire dans cette « troisième guerre mondiale combattue par morceaux » dont parle le pape François.

Car cette guerre gagne du terrain en trois temps. D’abord, se faisant discrète, elle séduit des esprits. Elle leur offre une certaine ivresse, en quelque sorte. Puis, devenant éclatante, elle tue de façon aveugle. Enfin, se pensant religieuse, elle entend soulever toutes les communautés se réclamant d’une même religion mondiale.

Chacun de ces temps réclame chez le soldat un esprit libre d’une liberté qui lui est donnée par l’Esprit saint.

Grâce à l’Esprit, le soldat garde sa raison. Il ne se laisse pas séduire par l’idéologie. Il en dénonce la folie sans lui opposer une autre folie. Il est assez libre pour ne pas alimenter une spirale de mort.

Grâce à l’Esprit, le soldat ouvre les yeux. Il ne tue pas en aveugle. Plus que jamais, il opère une vraie connaissance des ennemis réels. Il est assez libre pour n’user de son arme qu’à bon escient.

Grâce à l’Esprit, le soldat possède Dieu. Il ne tombe pas dans les extrémismes. Ni il ne rejette ni il n’accuse la religion en bloc, ce qui est une facilité et une fausseté. Mais il est assez libre pour vivre son lien personnel avec Dieu.

Grâce à l’Esprit, le soldat garde la liberté du Christ. Il donne sa vie pour ses frères. Prompt à aimer le vie, il est prêt à la donner pour Dieu et pour sa Patrie. Il le fait dans la foi que le Christ le conduit.

3. Dans la guerre, le Fils panse les plaies du soldat. D’une certaine façon, le Christ appartient au Service de Santé des armées ! Le Fils s’approche avec toute son humanité pour empoigner la nôtre. Dans la tempête de la lutte, le Christ nous tient par la main. Pas un pas, pas une fatigue, pas une blessure qu’il n’ait connu, vécu ou porté. Aucun combat qu’il n’assume, aucune mission qu’il n’accompagne.

Quand nous lui demandons la victoire, Il nous donne son Cœur.

Quand nous nous sentons seul, Il repousse notre solitude.

Quand nous nous sentons faible, il nous tourne vers le camarade.

Quand nous nous sentons fatigués, il nous présente le repos de la prière.

Quand nous avons peur, il nous propose un acte de foi.

Quand nous sommes blessés, il nous donne sa tendresse.

Quand nous sentons le froid de la mort, il nous offre l’Espérance.

Quand le doute s’installe en nous, il nous montre le Père.

4. Dans la guerre plus qu’ailleurs, le Père donne son pardon. C’est l’amour qui répond à la misère. C’est l’amour comblant la misère. C’est l’amour assumant la misère morale.

Dieu proportionne son amour à notre misère. Grande misère, grand amour. Petite misère, petit amour.

Grandes, les misères de la guerre. Enormes, les blessures qu’elles entraînent. A ces blessures répondent les soins, les remèdes, les prothèses, les accompagnements, les pensions. Mais il y a aussi les grands pardons de Dieu. Ceux que l’on ne s’octroie pas si facilement à soi-même. Ceux que le monde, la famille, les adversaires refusent souvent.

L’amour aussi soigne. Il est aussi un remède pour rire malgré la douleur, une prothèse pour avancer malgré le souvenir, un accompagnement pour aimer malgré la mort, une richesse pour vivre malgré le temps qui passe.

Dieu donne son amour. Rien ne nous en sépare. Dans le temps de la guerre, cet amour devient pardon. Entrons dedans.

+ Luc Ravel

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le 58ème Pèlerinage Militaire International

PROCHAIN PMI :

59ème PMI se déroulera du vendredi 19 au dimanche 21 mai 2017

Le P.M.I. s'est déroulé du vendredi 20 au dimanche 22 mai 2016 
sur le thème :  " SA PORTE EST TOUJOURS OUVERTE "

AFFICHE PM 2016 webMessage du Saint-Père pour le 58° PMI

Message de Mgr RAVEL aux Pèlerins
Programme délégation France
suivez la délégation France sur Instagram

 

Programme International
Programme France et International du 58eme PMI

Les photos 
Passage de la Porte de la Miséricorde par Armée 
Accueil Gendarmerie et Police Nationale 
Ouverture internationale du 58ème PMI 
Messe de l'initiation chrétienne 58ème PMI 
Cérémonie militaire au monument aux Morts
Messe Internationale
Au Revoir 

Pays participant au 58ème PMI  

player tvlourdes

affiche de la délégation FRANCE au 58° PMI 
Livret du Pèlerin délégation France 
insigne métallique du 58ème PMI 

les Homélies :

- Messe d'ouverture France  vendredi 20 mai 2016
- Messe des baptêmes et confirmations samedi 21 mai 2016
- Messe internationale Dimanche 22 mai 2016

- Dossier de Presse - Communiqué de Presse 

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Pays participant au 58ème Pèlerinage Militaire Internationnal

Participation par PAYS (prévisions)

DELEGATION ou Représentant d'Ambassade * DRAPEAU effectif 
Afrique du Sud afrique1  
Allemagne allemagne 665
Argentine argentine  
Arménie Armenia  
Australie australie  
Autriche autriche 485
Belgique belgique 146
Bénin benin 5
Bolivie Flag of Bolivia state.svg  
Bosnie-Herzégovine bosnie 57
Brésil bresil  
Burkina-Faso burkina-faso  
Burundi Drapeau du Burundi  
Cameroun cameroun  
Canada canada  
Chili chili  
Corée du Sud coree du sud 26
Côte d'Ivoire cote d ivoire 70
Croatie croatie 654
Equateur Equateur 6
Espagne espagne 397
Etats-Unis etats_unis 340
France france 4 142
Gabon Gabon  
Grande Bretagne royaume_uni 300
Guinée Equatoriale Equatorial Guinea 1
Hongrie hongrie 106
Inde Flag of India.svg 3
Irlande irlande 265
Italie italie 2 500
Kénia kenia1  2
Lettonie lettonie  
Liban Flag of Lebanon.svg 1
Lituanie lituanie 44
Luxembourg luxembourg 58
Madagascar madagascar 30
Monaco monaco 8
Nigéria * nigeria  
Mali Mali  
Norvège norvege 30
Pays-Bas pays_bas 240
Pérou perou
Philippines philippines  
Pologne pologne 160
Portugal portugal 194
République Centrafricaine centrafrique  
République Démocratique du Congo (RDC) * rdc  
République du Congo-Brazzaville congo 2
République populaire de Chine Flag of the Peoples Republic of China.svg  
République Tchèque republique_tcheque 115
Saint-Siège vatican 35
Sénégal senegal 3
Serbie Flag of Serbia.svg 2
Slovaquie slovaquie 214
Slovénie slovenie 53 
Soudan du Sud South Sudan  
Suisse suisse 200
Togo * togo  
Ukraine ukraine 132
Venezuela Venezuela  1
Total Inscriptions payantes   11 697 
Organisation internationale   441 
TOTAL GENERAL   12 138 
  FRANCE
aumônerie régionale effectifs
Lyon 669
Metz 458
Rennes 662
IDF 480
Bordeaux 669 
Sur Lourdes 619 
HNDA dont Malades (63) 314 
Encadrement et Police 74
total  4 142
CAMP MILITAIRE
PAYS EFFECTIF
Dél. Etrangères 786 
Dél. France 570 

Filles logées
à la Cité St Pierre

160 

 TOTAL GENERAL

1 516 

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Message de Mgr RAVEL aux pèlerins du 58ème PMI

« La porte de Dieu est toujours ouverte »

La porte est toujours ouverte aux militaires qui gardent eux-mêmes leur cœur ouvert, leur vie offerte.

Elle est si particulière la miséricorde du militaire, qu’il nous faut parfois la chercher enfouie profondément sous ses gestes de guerre, sous ses gestes de mort. Fais miséricorde toi qui dois tuer !

Et réciproquement, elle est si singulière la miséricorde au militaire. Celle que Dieu lui accorde malgré sa conscience agitée, en dépit de son cœur troublé. Celle que le prochain doit lui accorder au milieu du combat par la camaraderie, après le combat par la visite au blessé.

Et avant le combat, par la confiance qu’on lui accorde.

Mgr Luc Ravel
Président du Pèlerinage Militaire International
Evêque aux Armées Françaises

mgr ravel message pmi

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Programme des activités France et International au 58ème PMI

JOUR HORAIRE PROGRAMME LIEU

 Vendredi 20

Mai

8h50-09h30 Passage de la Porte Sainte de la Miséricorde Porte Saint Michel
9h30-10h15 Accueil de l'Armée de l'Air Basilique supérieure
9h30-10h15 Accueil Marine Chapelle Mater Dolorosa
9h30-10h15 Accueil Terre-SSA-HNDA Église st Bernadette côté Grotte
9h30-10h15 Accueil Gendarmerie Église st Bernadette côté Carmel
10h30-12h00 Messed'ouverture Église st Bernadette
12h20 Photo délégations (T/A/M/G) Esplanade du Rosaire
12h30-13h15 Pique-nique des futurs baptisés
et confirmands
Cinéma de la forêt
13h15-14h00 Prise de parole Mgr RAVEL Cinéma de la forêt
14h00-16h00 Chemin de Croix colline Colline
14h30-16h00 Conférence "Esprit Saint" Salle Cardinal Gerlier
14h30-16h00 Rencontre des "Outre-Mer" Chapelle NotreDame
15h00-16h00 Rencontre des jeunes
avec Mgr RAVEL
Camp militaire
16h00-16h30 Ouvertureinternationale Camp
16h30-17h00 Procession vers Pie X  
17h00-18h00 Accueil festif des délégations St Pie X
21h00-22h00 Veillée eucharistique et
bénédiction des malades
St Pie X
22h00 Veillée de la réconciliation Grotte
23h00-23h30 Messe Grotte

 Samedi 21

Mai

6h00-7h00 Messe de HNDA chapelle st Joseph
8h30-9h30 Temps de Confessions Chapelle de la réconciliation
10h00-12h00 Messe de l'initiation chrétienne Église st Bernadette
14h00-15h30 Festival des musiques En ville
14h45-16h00 Conférence"Les aumôniers militaires 
de la Grande Guerre"
Salle Mgr Choquet
14h30à15h30 Conférence HNDA
"Guérisons et miracles"
Église Sainte-Bernadette
14h45-16h00 Rencontre des familles Chapelle Notre Dame
14h45-16h00 Rencontre "Vocation"
avec les séminaristes
Salle Cardinal Gerlier
14h45-16h00 Rencontre "Fiancés-jeunes mariés" Salle Mgr Schoepfer
16h Challenge sportif Prairie
16h30-17h30 Monument aux morts Place Peyramale
17h30-18h30 Temps de Confessions Chapelle de la réconciliation
21h00-23h00 Procession mariale Départ prairie
23h00 Veillée d'adoration Eglise Ste Bernadette

 Dimanche 22

Mai

09h00-09h30 Animation St Pie X
09h30-11h00 Messe internationale St Pie X
14h30 Au revoir St Pie X
20h30 Concert délégation allemande Sainte Bernadette
21h00 Concert délégation italienne St Pie X

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Pèlerins Français - S'inscrire au PMI 2016

logo pmi france inscription pmiInscriptions au Pmi 2016

Si nous n’êtes pas encore inscrits au PMI qui se déroulera du vendredi 20 au dimanche 22 mai 2016 :

Téléchargez le formulaire ci-contre sur votre bureau d’ordinateur :

-          soit vous remplissez le formulaire et l’imprimez pour le donner à votre aumônier militaire,

     soit vous remplissez le formulaire et l’envoyez en pièce jointe à l'email intradef ou gendarmerie de votre aumônier militaire,

-          soit vous remplissez le formulaire et l’envoyez  en pièce jointe à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nous transmettrons à votre aumônier militaire votre formulaire. - La direction France vous attend à l’Hémicycle Sainte BERNADETTE, Salle Mgr Théas - (Boulevard Rémi Sempé) - La direction France du PMI

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Programme international du 58 ème PMI

  HORAIRE CELEBRATION LIEU
VENDREDI
20 MAI 2016
16h00-16h30 Ouverture internationale Camp
16h30-17h00 Procession vers Pie X  
17h00-18h00 Accueil festif des délégations St Pie X
21h00-22h00 Veillée eucharistique et bénédiction des malades St Pie X
à partir de 22h00 Veillée de la réconciliation Grotte
23h00-23h30 Messe Grotte
     
SAMEDI
21 MAI 2016
14h00-15h30 Festival des musiques En ville
16h Challenge sportif Prairie
16h30-17h30 Monument aux morts Place Peyramale
21h00-23h00 Procession mariale Départ prairie
23h00 Veillée d'adoration Eglise Ste Bernadette
     
DIMANCHE
22 MAI 2016
09h00-09h30 Animation St Pie X
09h30-11h00 Messe internationale St Pie X
14h30 Au revoir St Pie X
20h30 Concert délégation allemande Sainte Bernadette
21h00 Concert délégation italienne St Pie X

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Programme National France 58° PMI

Programme 58° PMI Délégation France / 2016
JOUR HORAIRE PROGRAMME LIEU

logo pmi france

Vendredi 20

8H50/9H30 passage de la Porte Sainte de la Miséricorde Porte Saint Michel
9h30-10h15 Accueil de l'Armée de l'Air Basilique supérieure
9h30-10h15 Accueil Marine Chapelle Mater Dolorosa
9h30-10h15 Accueil Terre-SSA-HNDA Église st Bernadette côté Grotte
9h30-10h15 Accueil Gendarmerie Église st Bernadette côté Carmel
10h30-12h00 Messe d'ouverture Église st Bernadette
12h20 Photo délégations (T/A/M/G) Esplanade du Rosaire
12h30-13h15 Pique-nique futurs baptisés et confirmands cinéma de la forêt
13h15-14h00 Prise de parole Mgr RAVEL cinéma de la forêt
14h00-16h00 Chemin de Croix colline Colline
14h30-16h00 Conférence "Esprit Saint" salle Cardinal Gerlier
14h30-16h00 Rencontre des "Outre-Mer" Chapelle Notre Dame
15h00-16h00 Rencontre des jeunes avec Mgr RAVEL Camp militaire
SAMEDI 21 6h00-7h00 Messe de HNDA chapelle st Joseph
8h30-9h30 Temps de Confessions Chapelle de la réconciliation
10h00-12h00 Messe de l'initiation chrétienne Église st Bernadette
14h45-16h00 Conférence "Les aumôniers militaires de la grande guerre" salle Mgr Choquet
14h45-16h00 Rencontre des familles Chapelle Notre Dame
14h45-16h00 Rencontre "Vocation" avec les séminaristes salle Cardinal Gerlier
14h45-16h00 Rencontre "Fiancés- jeunes mariés" salle Mgr Schoepfer
17h30-18h30 Temps de Confessions Chapelle de la réconciliation

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le 57ème Pèlerinage Militaire International

player tvlourdes57Le P.M.I. s'est déroulé du vendredi 15 au dimanche 17 mai 2015 
sur le thème :  
"QU'AS TU FAIS DE TON FRERE ?"

Prochain : 58ème PMI : 20 - 21 et 22 mai 2016

INSCRIPTIONS France : Musée Sainte BERNADETTE
Salle Mgr Théas - (Boulevard Rémi Sempé)

 

Photos Ouverture du camp militaire
Photos Accueil France par Armées
Photos Messe Nationale Française
Photos Ouverture Internationale du PMI
Messe de l'initiation chrétienne - baptêmes et confirmations
Messe de l'initiation chrétienne - La suite
Cérémonie militaire au monument aux Morts

A la grotte
Procession Mariale
Messe internationale du PMI


Programme délégation France

Programme International

REPLAY vidéo
Ouverture Internationale 2015
Veillée et bénédiction des malades
Messe internationale
Au revoir

Vidéo bande annonce PMI 1 - Frères d'armes , Frères de larmes 
Vidéo bande-annonce teaser PMI - 2

En treillis à la suite de Marie
France 3 au camp militaire du 57ème pèlerinage militaire international de Lourdes

57e PMI 2015 pour web

Message du Saint Père pour le 57ème PMI

HOMELIES à venir :
Messe nationale France - V 15 mai 2015
Messe des baptêmes et confirmands - S 16 mai 2015
Messe internationale par le Cardinal Ouellet - D 17 mai 2015


Pays participant au 57ème PMI
  
Livret du pèlerin France  
affiche de la délégation FRANCE au 57° PMI

insigne métallique du 57ème PMI

Dossier de Presse -  Communiqué de Presse -  Message de Mgr RAVEL

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Saint du Jour

Nominis

23 avril 2019

Tous les saints du jour
  • Saint Georges - martyr (✝ 303)
    Au IVe siècle, tous les sujets de l'empereur Dioclétien sont instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l'empire. Cet ordre est tout spécialement appliqué aux militaires, car il est le signe de leur fidélité aux ordres impériaux. A Lydda, en Palestine, un officier, originaire de Cappadoce, refuse. Il est exécuté pour refus d'obéissance. La popularité de son culte sera telle que la piété populaire ne pourra se contenter des maigres données de l'histoire. On le fait couper en morceaux, jeter dans un puits, avaler du plomb fondu, brûler dans un taureau de bronze chauffé à blanc, donner en nourriture à des oiseaux de proie. Chaque fois, saint Georges ressuscite et en profite pour multiplier les miracles. A ces fioritures morbides, s'ajoute au XIe siècle, la légende de la lutte victorieuse de saint Georges contre un dragon malveillant qui symbolise le démon. Ce dont on est sûr, c'est qu'au IVe siècle, l'empereur Constantin lui fait édifier une église à Constantinople. Cent ans après, on en compte une quarantaine en Égypte. On les voit s'élever en Gaule, à Ravenne, en Germanie. En France, 81 localités se sont placées sous sa protection et portent son nom. On ne compte pas avec précision le millier d'églises dont il est le titulaire. Il est le patron céleste de l'Angleterre et de l'Éthiopie. Il figure sur les armoiries de la Russie (écusson de la Moscovie).On a voulu nier son existence. L'absence de précisions ne font pas disparaître la mémoire de ce martyr de Palestine. Les circonstances exceptionnelles de sa mort l'on fait appeler par les chrétiens d'orient "le grand martyr". Son culte s'est très rapidement développé. Il est devenu le saint protecteur de nombreux pays, de l'Angleterre, notamment , et de la Géorgie qui porte son nom.Les croisades contribuèrent à donner au culte de saint Georges un grand éclat, notamment parmi les chevaliers français et anglais. Il était légitime que les cavaliers le choisissent comme saint protecteur. (diocèse aux armées françaises)"La vie et la passion du Saint et glorieux Grand-Martyr Georges le Tropeophore et ses compagnons: Anatole, Protoleon, Athanase et Glykerios"Mémoire de saint Georges, martyr, dont toutes les Églises, de l'Orient à l'Occident, célèbrent depuis l'antiquité le glorieux combat à Diospolis ou Lydda en Palestine.

Les lectures du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2019
  • Première lecture : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ » (Ac 2, 36-41)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres

    Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule :
    « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude :
    Dieu l’a fait Seigneur et Christ,
    ce Jésus que vous aviez crucifié. »
    Les auditeurs furent touchés au cœur ;
    ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres :
    « Frères, que devons-nous faire ? »
    Pierre leur répondit :
    « Convertissez-vous,
    et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ
    pour le pardon de ses péchés ;
    vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
    Car la promesse est pour vous,
    pour vos enfants
    et pour tous ceux qui sont loin,
    aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
    Par bien d’autres paroles encore,
    Pierre les adjurait et les exhortait en disant :
    « Détournez-vous de cette génération tortueuse,
    et vous serez sauvés. »

    Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre
    furent baptisés.
    Ce jour-là, environ trois mille personnes
    se joignirent à eux.

    – Parole du Seigneur.

  • Psaume (32 (33), 4-5, 18-19, 20.22)

    Refrain psalmique : (cf. 32, 5b)

    Toute la terre, Seigneur,
    est remplie de ton amour.
    ou : Alléluia !

    Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
    il est fidèle en tout ce qu’il fait.
    Il aime le bon droit et la justice ;
    la terre est remplie de son amour.

    Dieu veille sur ceux qui le craignent,
    qui mettent leur espoir en son amour,
    pour les délivrer de la mort,
    les garder en vie aux jours de famine.

    Nous attendons notre vie du Seigneur :
    il est pour nous un appui, un bouclier.
    Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
    comme notre espoir est en toi !

  • Évangile : « “J’ai vu le Seigneur !”, et elle raconta ce qu’il lui avait dit » (Jn 20, 11-18)

    Acclamation : (Ps 117, 24)

    Alléluia. Alléluia.
    Voici le jour que fit le Seigneur,
    qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
    Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Marie Madeleine se tenait près du tombeau,
    au-dehors, tout en pleurs.
    Et en pleurant,
    elle se pencha vers le tombeau.
    Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
    assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
    à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
    Ils lui demandent :
    « Femme, pourquoi pleures-tu ? »
    Elle leur répond :
    « On a enlevé mon Seigneur,
    et je ne sais pas où on l’a déposé. »
    Ayant dit cela, elle se retourna ;
    elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
    mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
    Jésus lui dit :
    « Femme, pourquoi pleures-tu ?
    Qui cherches-tu ? »
    Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
    « Si c’est toi qui l’as emporté,
    dis-moi où tu l’as déposé,
    et moi, j’irai le prendre. »
    Jésus lui dit alors :
    « Marie ! »
    S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
    « Rabbouni ! »,
    c’est-à-dire : Maître.
    Jésus reprend :
    « Ne me retiens pas,
    car je ne suis pas encore monté vers le Père.
    Va trouver mes frères pour leur dire
    que je monte vers mon Père et votre Père,
    vers mon Dieu et votre Dieu. »
    Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
    « J’ai vu le Seigneur ! »,
    et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

    – Acclamons la Parole de Dieu.